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BizNote No. 3 (11.2015) – Publié par “B’n’B”Bistrotetbusiness (www.bistrotetbusiness.jimdo.com)

Le "B'n'B" (pour "Bistrot et Business") est un groupement informel de cadres en transition et neo-entrepreneurs. Partant du constat que les stratégies sont  les mêmes pour trouver un job ou un client, les participants se retrouvent autour de l'échange de pratiques.

"Entrepreneurs de Jobs", écrit par Patrick Ducher est un recueil de bonnes pratiques collectées sur une période de plus de deux ans.
 
Cadres en entreprise

4 clés pour bien vivre un départ

Par Marie-Pierre Cottier, Fondatrice d’Eminence RH, Conseil en négociation. Accompagnement et 
conseil des cadres pour améliorer leurs conditions d’entrée et de sortie de l’entreprise.

Selon l’étude Mobicadres (Deloitte et Nomination), plus d’un cadre sur cinq (22%) a changé de poste ou d’entreprise en 2014. La moyenne de temps passé par un cadre dirigeant à son poste est de 4,1 ans et chute à 2,9 ans pour les moins de 35 ans. Savoir négocier un départ – subi ou voulu – fait partie des nouvelles compétences à acquérir pour un cadre. Voici 4 pistes pour vous aider à réussir cette délicate transition.

1.      Négociez à l’amiable avec votre employeur et évitez le contentieux

Le contentieux prud’homal est long – entre 12 et 18 mois – et aléatoire. Pendant ce temps, vous aurez des difficultés à tourner la page et à vous projeter dans un nouveau projet professionnel. Autant empocher des euros maintenant, plutôt que d‘hypothétiques euros demain !

2.      Préservez votre réputation professionnelle

La manière dont vous faites face à la situation de départ a des conséquences sur votre réputation professionnelle. En effet, des contrôles de références sont pratiqués quasi-systématiquement pour les postes de cadres. Un contentieux peut être pénalisant. Par contre, il ne vous sera jamais reproché d’avoir négocié âprement vos indemnités de départ et vos modalités de rupture. Ce sont des gages utiles d’opiniâtreté et de détermination.

3.      Négocier vous-même les conditions de votre départ

Laisser la clé des négociations à un tiers (avocat ou organisation syndicale) n’est pas toujours la meilleure solution car :

en phase amiable, cela peut contribuer à durcir la relation avec l’employeur qui pourra lui aussi s’en remettre à son propre conseil. Pendant ce temps, le temps passe…

ces tiers peuvent être tentés de proposer une indemnisation sur la base d’un barème standard sans pouvoir valoriser l’engagement du salarié ni la partie émotionnelle de la rupture.

Alors que si vous gardez la relation en direct avec votre employeur, tout en bénéficiant de conseils pour vous aider à vous positionner et savoir quoi demander, vous retrouverez confiance en vous et vous vous reconstruirez en étant acteur de la suite de votre carrière professionnelle.

4.      Gardez de l’énergie pour rebondir

A partir du moment où le départ voulu est acté, inutile de rester à tout prix dans l’entreprise. « Ramer à contre courant » vous épuisera. Vous risquez de mal négocier les modalités de votre départ et la poursuite de votre carrière professionnelle. Il est plus judicieux d'accepter la décision de l’entreprise et de négocier les contreparties à votre départ.

En tant que DRH, j’ai constaté que les salariés en cours de contentieux sont rarement à l’aise lors des entretiens de recrutement et ont des difficultés à expliquer la situation passée. Cela brouille le message auprès du recruteur et laisse une image belliqueuse. Alors que les personnes ayant négocié leur départ «proprement » démontrent qu’elles ne sont plus tournées vers le passé en expliquant simplement que leur départ a été négocié.